Un champion, deux courses et demi, et une côte


avec Pierre Vaultier
L’aventure avance, vite, et beaucoup de choses se sont passées. Je profite du temps qu’il me reste avant la compétition, pour vous donner quelques nouvelles.

Entraînement

Participer à une compétition de snowboardercross, ça se prépare. Course à pieds, tennis, renforcement musculaire sont les composants de mon entrainement.
Toutefois, ma première faiblesse reste la technique, et je dois énormément travailler pour tenter de combler l’énorme différence de niveau avec les meilleurs mondiaux. Fin décembre je suis donc parti à Briançon pour pratiquer un peu de snowboard.

J’ai commencé par découvrir la piste de Puy St Vincent, ouverte au publique, mais loin d’être tracée comme j’ai pu voir en compétition.

Plus important, il me fallait obtenir des conseils. Le premier, indispensable, savoir si je suis capable d’arriver vivant en bas d’une compétition de haut niveau.

Rencontre

Et là, coup de chance ! J’apprends que Pierre Vaultier, le meilleur rider du monde, habite Serre Chevalier.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Pierre Vaultier est le champion du monde de snowboardercross. 25 ans tout comme moi, mais grandissime rider et vainqueur du globe de crystal en 2012.

Je le contacte, et suis agréablement surpris d’apprendre qu’il m’accorde 30 minutes. Le but, « m’expertiser » et vérifier que je ne risque pas trop gros.

Alors que je suis excité comme un gamin, on se donne rendez-vous pour notre petite session. Deux télésièges et c’est parti, je tente de suivre le champion. Wow, alors c’est ça faire du Snowboard ? Chaque virage, en train de carver presque entièrement couché au sol à grande vitesse. C’est beau, c’est fluide, ça a l’air si simple, ça fait rêver.

Au lieu de la demi-heure prévue, il m’accorde 2 heures, remplies de conseils. Pas facile de tout retenir, il y a tellement de choses à écouter, retenir, appliquer …
Une belle chute pour la route, en tentant de le suivre à fond dans un terrain miné. Mince, c’est déjà fini.
Mais le bilan est positif, j’ai les jambes qui chauffent, j’ai plus appris que jamais. Enfin, le verdict tombe, j’ai peut être une chance d’arriver en bas :).

Pierre est un mec en or, super sympa, extrêmement doué … une vrai chance d’avoir pu le rencontrer.

La compétition

Et puis me voilà 10 jours plus tard, en route pour ma première compétition de Snowboard, à Puy Saint Vincent.

Je commence donc par une participation à la coupe de France. Après un peu de stress, un tour d’entrainement, arrive très vite l’heure de me lancer en qualification.
Un départ un peu mou, des problèmes de trajectoire, des sauts trop court, mais je termine ma première course avec mes premières sensations et un bon soulagement d’arriver un bas.

Le deuxième jour, la neige est un peu plus dure, et les compétiteurs d’un autre niveau, on parle de coupe d’Europe. Je prends un départ légèrement meilleur, et malgré une chute qui me fait perdre ma vitesse dans le deuxième virage, je réussi tout de même à améliorer mon temps.

Pour le troisième et dernier jour, lors du premier entraînement la confiance monte, je dois m’engager plus et tenter de donner de mon meilleur.
Après une course qui, comportait moins d’erreurs, j’arrive sur le dernier saut avec beaucoup plus d’engagement qu’auparavant.

La chute de l’article


FIS - Puy St Vincent - Chute
L’haïtien prend son envol, plus vite, plus loin, plus fort … et s’écrase contre la neige ! J’ai le souffle coupé, et quelques minutes plus tard, j’effectue mon baptème en traineau, qui me conduit au médecin pour constater les dégâts…
Résultat, dysjonction chondro-osseuse (côte disjointe de l’articulation), 10 jours de repos, c’est la manière forte de prendre connaissance des risques du métier.

Pour la suite, les prochaines nouvelles concerneront les championnats du monde de Snowboard à Stoneham, Québec 😀